Les semaines se suivent mais elles ne se ressemblent pas ! Ceux qui ont vu, il y a dix jours, Recep Tayyip Erdoğan, lors de sa tournée emblématique dans les pays du printemps arabe (cf. lire l’édition du 17 septembre 2011 ), appeler du haut de la tribune de la Ligue arabe à «déployer le drapeau palestinien», n’ont sans doute pas reconnu, cette semaine, le premier ministre discret qui faisait assaut d’amabilité avec le président américain à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il faut dire que le leader turc et sa délégation ont été extrêmement bien reçus aux Etats-Unis, à l’occasion d’une rencontre qui ressemblait plus à un sommet qu’à un entretien par défaut. Le célèbre chroniqueur turc, Mehmet Ali Birant, observe non sans étonnement, le 21 septembre, dans un billet paru dans le Hürriyet Daily News, que tous ceux qui s’attendaient à un choc turco-américain, notamment une majorité de chroniqueurs turcs, en auront été pour leurs frais. Et force est de constater que les deux parties ont qualifié leurs pourparlers «de constructifs et amicaux».
Il y a une recette extrêmement simple pour ne pas entrer en conflit avec ses interlocuteurs : ne pas parler de ce qui fâche ! C’est exactement ce qu’ont décidé de faire Turcs et Américains, dans le contexte incertain de cette Assemblée générale. Car il faut comprendre aussi que ni les uns, ni les autres n’avaient intérêt à se brouiller en évoquant leurs désaccords en ces temps de diplomatie complexe. Foin donc d’Israël et de la Palestine ! En chapitrant d’ailleurs leur allié turc, pour ses sanctions contre Israël et son soutien à la reconnaissance d’un Etat palestinien, les Etats-Unis lui auraient offert à New-York une tribune pour (...)
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Il y a une recette extrêmement simple pour ne pas entrer en conflit avec ses interlocuteurs : ne pas parler de ce qui fâche ! C’est exactement ce qu’ont décidé de faire Turcs et Américains, dans le contexte incertain de cette Assemblée générale. Car il faut comprendre aussi que ni les uns, ni les autres n’avaient intérêt à se brouiller en évoquant leurs désaccords en ces temps de diplomatie complexe. Foin donc d’Israël et de la Palestine ! En chapitrant d’ailleurs leur allié turc, pour ses sanctions contre Israël et son soutien à la reconnaissance d’un Etat palestinien, les Etats-Unis lui auraient offert à New-York une tribune pour (...)
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