Contrairement à l’ensemble du Maghreb, Egypte comprise, l’Algérie ne passera pas au vert et ne sera pas l’écho… logique des printemps arabes.
L’urne s’est encore une fois refusé de se laisser enturbanner par les parades dits de quelques candidats.
Sitôt les résultats proclamés, des résultats ronds, pairs, dans la tradition de la machine administrative fiancée cette fois –ci à quelques observateurs étrangers admiratifs de notre « savoir faire électoral ».
Le FLN et son appendice le RND sont les fils qui forment la pelote gagnante.
L’espace vert rêvé se fracasse entre génome de suspicion et reviviscence religieuse douteuse.
Il est 16h en ce jour de vendredi saint, Daho Ould Kablia, ex expert malgache, ex wali d’Oran des temps immémoriaux, récite les chiffres, matériaux essentiels d’une blague qui dure depuis 50 ans.
La soupe à la grimace est sur le visage de quelques jeunes de la basse Casbah attablés au seul café de ce qui reste d’un quartier jadis appelé Esplanade des Mariés . Ils trouvent les ficelles trop grosses
.
L’Algérie est tellement immense qu’elle devient vite étriquée dés qu’il s’agit d’élire autre chose dit l’un d’eux.
Daho poursuit son bestiaire, il donne aux chiffres la dimension allégorique d’une honnêteté frelatée.
Le FFS donné favori à la Casbah est loin du compte espéré.
Les visages se ferment, font qu’aucun visage ne ressemble à un autre. Comme si aucun algérien ne ressemblait à son voisin.
Peut-être à cause d’une vie à cheval entre espoir et désillusion.
« 42% fi khater Bouteflika » a titré un journal faisant allusion à tour de passe-passe du président à Sétif.
Le soir tombe sur la Casbah d’Alger, et aux alentours de « Qahwet el gourari », les commentaires sur le foot et sa journée de samedi prennent le pas sur les résultats des élections.
Certitudes périssables qui ne tiennent pas beaucoup face à l’actualité électorale. On en vient même aux mains entre jeunes du FFS et vieux du FLN.
5 décennies à la même sauce, cela frôle la nausée pour certains.
Les derniers espoirs filent sous les embruns d’une vie sans goût.
Le peuple a beau essayé d’aimer ceux qui le dirigent, il n’a jamais pu à cause de ce clair de l…’urne tant espéré mais jamais palpé.
Les derniers lettrés en langue française visitent l’édition week-end d’un quotidien national. Ils la lisent à haute voix à des jeunes saturé d’inquiétude et d’espérance mais qui n’ont jamais tâté l’école. Chacun y va de son commentaire.
En 50 ans, ce n’est pas uniquement un régime ou un autre, un projet politique ou son pendant,- mais une vision aux antipodes de l’algérien, de l’histoire, de toute forme de vie : sociale, économique, culturelle, personnelle, -qui a fait florès.
Car l’autocratie est semblable à la distorsion. Elle rétrécit ou enfle selon ses intérêts. Jamais selon ceux du peuple.
C’est un système de reproduction imposé « pour le bien de tous ».
Il est 20h, la nuit tombe sur Icosium, la rebelle. Elle fait la moue cette nuit, la ville d’Alger ! Elle fait la gueule comme disent ses habitants.
C’est une salle des pas perdus, une salle d’attente d’une démocratie qui la fuit ou la boude. C’est la gare sans nom d’un pays en soif de démocratie et de justice.
Qu’importe dit Mustapha Kenko, kasbadji de toujours. Ils pourront tout faire, frauder les urnes, vider les banques, aspirer le pétrole, rien n’y fera poursuit-il.
Ils ne pourront jamais nous faire détester ni notre ville, ni notre pays. Derrière lui, le JT, distille le rituel autocratique dans une société désincarnée. Statu quo cinquantenaire, presque une éternité.
L’urne s’est encore une fois refusé de se laisser enturbanner par les parades dits de quelques candidats.
Sitôt les résultats proclamés, des résultats ronds, pairs, dans la tradition de la machine administrative fiancée cette fois –ci à quelques observateurs étrangers admiratifs de notre « savoir faire électoral ».
Le FLN et son appendice le RND sont les fils qui forment la pelote gagnante.
L’espace vert rêvé se fracasse entre génome de suspicion et reviviscence religieuse douteuse.
Il est 16h en ce jour de vendredi saint, Daho Ould Kablia, ex expert malgache, ex wali d’Oran des temps immémoriaux, récite les chiffres, matériaux essentiels d’une blague qui dure depuis 50 ans.
La soupe à la grimace est sur le visage de quelques jeunes de la basse Casbah attablés au seul café de ce qui reste d’un quartier jadis appelé Esplanade des Mariés . Ils trouvent les ficelles trop grosses
.
L’Algérie est tellement immense qu’elle devient vite étriquée dés qu’il s’agit d’élire autre chose dit l’un d’eux.
Daho poursuit son bestiaire, il donne aux chiffres la dimension allégorique d’une honnêteté frelatée.
Le FFS donné favori à la Casbah est loin du compte espéré.
Les visages se ferment, font qu’aucun visage ne ressemble à un autre. Comme si aucun algérien ne ressemblait à son voisin.
Peut-être à cause d’une vie à cheval entre espoir et désillusion.
« 42% fi khater Bouteflika » a titré un journal faisant allusion à tour de passe-passe du président à Sétif.
Le soir tombe sur la Casbah d’Alger, et aux alentours de « Qahwet el gourari », les commentaires sur le foot et sa journée de samedi prennent le pas sur les résultats des élections.
Certitudes périssables qui ne tiennent pas beaucoup face à l’actualité électorale. On en vient même aux mains entre jeunes du FFS et vieux du FLN.
5 décennies à la même sauce, cela frôle la nausée pour certains.
Les derniers espoirs filent sous les embruns d’une vie sans goût.
Le peuple a beau essayé d’aimer ceux qui le dirigent, il n’a jamais pu à cause de ce clair de l…’urne tant espéré mais jamais palpé.
Les derniers lettrés en langue française visitent l’édition week-end d’un quotidien national. Ils la lisent à haute voix à des jeunes saturé d’inquiétude et d’espérance mais qui n’ont jamais tâté l’école. Chacun y va de son commentaire.
En 50 ans, ce n’est pas uniquement un régime ou un autre, un projet politique ou son pendant,- mais une vision aux antipodes de l’algérien, de l’histoire, de toute forme de vie : sociale, économique, culturelle, personnelle, -qui a fait florès.
Car l’autocratie est semblable à la distorsion. Elle rétrécit ou enfle selon ses intérêts. Jamais selon ceux du peuple.
C’est un système de reproduction imposé « pour le bien de tous ».
Il est 20h, la nuit tombe sur Icosium, la rebelle. Elle fait la moue cette nuit, la ville d’Alger ! Elle fait la gueule comme disent ses habitants.
C’est une salle des pas perdus, une salle d’attente d’une démocratie qui la fuit ou la boude. C’est la gare sans nom d’un pays en soif de démocratie et de justice.
Qu’importe dit Mustapha Kenko, kasbadji de toujours. Ils pourront tout faire, frauder les urnes, vider les banques, aspirer le pétrole, rien n’y fera poursuit-il.
Ils ne pourront jamais nous faire détester ni notre ville, ni notre pays. Derrière lui, le JT, distille le rituel autocratique dans une société désincarnée. Statu quo cinquantenaire, presque une éternité.





La décision prématurée sur les gaz non-conventionnels
