Nous saluons la parution française de Treasure Islands, le livre-révélation du journaliste britannique Nicholas Shaxson [1 ] sur la City de Londres et son système financier offshore. Car si le titre français peut prêter à confusion, il ne s’agit pas d’un énième livre contre les « paradis fiscaux » — que Shaxson désigne plus précisément sous le terme « juridictions du secret » — mais d’un exposé inédit dévoilant le véritable visage du système financier international. Si l’auteur de l’article n’a pas pris le temps de consulter la version française de l’ouvrage, la version anglaise est sans ambages : la mondialisation financière n’est autre que la riposte de l’impérialisme britannique à la politique de développement mutuel impulsée par Franklin Roosevelt entre 1933 et 1945.
La City de Londres et son empire offshore
Sur les soixante « paradis fiscaux » recensés par Shaxson, la moitié sont sous contrôle britannique direct : Les Dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey, Ile de Man) et les Territoires britanniques d’outre-mer (Bermudes, îles Caïmans, Gibraltar, îles Vierges britanniques, etc.) administrés par la Reine et son Privy Council, les anciennes colonies (Bahamas, Singapour, Hong-Kong, Irlande, etc.) ainsi que quelques territoires nouveaux (Dubaï, etc.) gérés en direct par la City. « C’est un système stratifié de paradis fiscaux rayonnant en étoile et dont le centre est la City de Londres (…) ce n’est pas un hasard si Londres, jadis capitale du plus vaste empire que le monde ait connu, est le centre de la partie la plus importante du système offshore mondial. »
Le livre explique en détail comment la City de Londres est une Cité-Etat féodale juridiquement et politiquement indépendante [2 ]. Elle est elle-même une place financière « offshore », c’est-à-dire extérieure à l’Angleterre, mais protégée de l’intérieur par la Couronne et la Banque d’Angleterre. Historiquement, la City a constitué sa force en étant le centre financier de l’Empire britannique, un empire maritime colonial et global.
La menace Franklin Roosevelt
Mais l’existence même de l’Empire britannique fut remise en question par l’émergence des Etats-Unis de Franklin Roosevelt comme première puissance économique. Comme l’explique Shaxson (paraphrasant Robert Skidelsky, le biographe de Keynes) :
La City de Londres et son empire offshore
Sur les soixante « paradis fiscaux » recensés par Shaxson, la moitié sont sous contrôle britannique direct : Les Dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey, Ile de Man) et les Territoires britanniques d’outre-mer (Bermudes, îles Caïmans, Gibraltar, îles Vierges britanniques, etc.) administrés par la Reine et son Privy Council, les anciennes colonies (Bahamas, Singapour, Hong-Kong, Irlande, etc.) ainsi que quelques territoires nouveaux (Dubaï, etc.) gérés en direct par la City. « C’est un système stratifié de paradis fiscaux rayonnant en étoile et dont le centre est la City de Londres (…) ce n’est pas un hasard si Londres, jadis capitale du plus vaste empire que le monde ait connu, est le centre de la partie la plus importante du système offshore mondial. »
Le livre explique en détail comment la City de Londres est une Cité-Etat féodale juridiquement et politiquement indépendante [2 ]. Elle est elle-même une place financière « offshore », c’est-à-dire extérieure à l’Angleterre, mais protégée de l’intérieur par la Couronne et la Banque d’Angleterre. Historiquement, la City a constitué sa force en étant le centre financier de l’Empire britannique, un empire maritime colonial et global.
La menace Franklin Roosevelt
Mais l’existence même de l’Empire britannique fut remise en question par l’émergence des Etats-Unis de Franklin Roosevelt comme première puissance économique. Comme l’explique Shaxson (paraphrasant Robert Skidelsky, le biographe de Keynes) :
Lire la suite sur Agora Erasmus





La décision prématurée sur les gaz non-conventionnels

