Pour les non avertis, au moment présent, après la guerre de Libye et les poussées de fièvres populaires du Caire, alors que la presse n’évoque qu’anecdotiquement la situation au Yémen, à Bahreïn et en Somalie, ne subsistent au Proche Orient, médiatiquement parlant, que deux épicentres des crises qui eux, par contre, sont quotidiennement à l’honneur : Syrie et Iran, avec en prolongement et en contrepoint la guerre cachée du Pakistan. Guerre des robots volants - les drones tueurs chargés à présent de remplacer à moindre coût les troupes de chairs et d’os - que nous redécouvrons périodiquement à l’occasion d’une « bavure » toujours sanglante : en l’occurrence la destruction par erreur d’une unité pakistanaise le 26 novembre : une centaine d’hommes au tapis et 24 à la morgue. Bavure remarquable, car révélatrice du niveau d’intensité des combats que livrent sur le sol pakistanais les forces aériennes des É-U, et à propos de laquelle, la ferme intention de M. Obama… est de ne point « s’excuser » [NYT].
Pour l’Iran, le fait majeur est la prise d’assaut de l’ambassade britannique à Téhéran, celle-là même qui abrita la rencontre tripartite Churchill, Roosevelt, Staline très exactement soixante-douze ans avant 1 . Quel qu’ait été le caractère spontané de cette « manifestation » de colère légitime 2 , saluons la mémoire longue – peu commune dans les classes dirigeantes occidentales résolument courtermistes - qui semble habiter les élites de la théocratie parlementaire iranienne. Ajoutons que l’attaque contre l’enclave britannique est intervenue le jour anniversaire de l’assassinat à Téhéran, le 29 nov. 2010, de Majid Shahriani, patron du programme de décontamination des systèmes informatiques de la centrale de Natanz infectée par le virus Stuxnet de conception israélo-américaine, selon toute probabilité. Le même attentat - qui coûta la vie à Shahriani – blessa gravement le professeur Feredoun Abbassi-Davani, directeur des opérations de centrifugation – enrichissement de l’uranium - à Natanz également. La piste du Mossad en liaison ave le MI6 britanniques a été bien entendu immédiatement évoquée – ne prête-t-on pas qu’aux riches ? – sur le site d’Intelligence en ligne Debka-Net-Weekly‘s. Selon toute vraisemblance, par le truchement ou avec le soutien des irrédentistes Kurdes à l’Ouest en Azerbaïdjan occidental, ou à l’Est au Sistan-Baloutchistan, il est avéré que les frontières iraniennes sont poreuses et que commandos et matériels transitent, entre autres, par ces régions à l’instabilité chronique 3 . Or, quatre jours après le rappel à Londres de son représentant et du personnel diplomatique en poste 4 , sans autre lien de causalité que le divin hasard, l’Iran annonce avoir abattu dimanche 4 déc. sur sa frontière afghano-pakistanaise, un drone américain de reconnaissance RQ-170 Sentinel de dernière génération, engins déployés en Afghanistan spécifiquement pour le recueil de renseignements… en Iran et au Pakistan.
Pour l’Iran, le fait majeur est la prise d’assaut de l’ambassade britannique à Téhéran, celle-là même qui abrita la rencontre tripartite Churchill, Roosevelt, Staline très exactement soixante-douze ans avant 1 . Quel qu’ait été le caractère spontané de cette « manifestation » de colère légitime 2 , saluons la mémoire longue – peu commune dans les classes dirigeantes occidentales résolument courtermistes - qui semble habiter les élites de la théocratie parlementaire iranienne. Ajoutons que l’attaque contre l’enclave britannique est intervenue le jour anniversaire de l’assassinat à Téhéran, le 29 nov. 2010, de Majid Shahriani, patron du programme de décontamination des systèmes informatiques de la centrale de Natanz infectée par le virus Stuxnet de conception israélo-américaine, selon toute probabilité. Le même attentat - qui coûta la vie à Shahriani – blessa gravement le professeur Feredoun Abbassi-Davani, directeur des opérations de centrifugation – enrichissement de l’uranium - à Natanz également. La piste du Mossad en liaison ave le MI6 britanniques a été bien entendu immédiatement évoquée – ne prête-t-on pas qu’aux riches ? – sur le site d’Intelligence en ligne Debka-Net-Weekly‘s. Selon toute vraisemblance, par le truchement ou avec le soutien des irrédentistes Kurdes à l’Ouest en Azerbaïdjan occidental, ou à l’Est au Sistan-Baloutchistan, il est avéré que les frontières iraniennes sont poreuses et que commandos et matériels transitent, entre autres, par ces régions à l’instabilité chronique 3 . Or, quatre jours après le rappel à Londres de son représentant et du personnel diplomatique en poste 4 , sans autre lien de causalité que le divin hasard, l’Iran annonce avoir abattu dimanche 4 déc. sur sa frontière afghano-pakistanaise, un drone américain de reconnaissance RQ-170 Sentinel de dernière génération, engins déployés en Afghanistan spécifiquement pour le recueil de renseignements… en Iran et au Pakistan.
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La décision prématurée sur les gaz non-conventionnels

